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Pourquoi Bernard-Henri Lévy défend Roman Polański ?

vendredi 9 octobre 2009.
Accueil du site > Actualité de Pologne : Sommaire > Juridique > Pourquoi Bernard-Henri Lévy défend Roman Polański ?
 
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Pourquoi le « penseur » Bernard-Henri Lévy insiste, comme de nombreux autres intellectuels issus de la pseudo intelligentsia culturelle française, vis à vis de la défense de Polański ? Quelqu’un d’intelligent aurait normalement dû finir par reconnaître ses torts, notamment dans le cas d’une affaire où le cinéaste, violeur d’enfant et pédophile, Roman Polański, est indéfendable. La réalité n’est pas à rechercher au niveau de l’entendement, mais au niveau du combat politique, qui dépasse le clivage gauche – droite, socialisme – libéralisme, et qui vise à défendre les intérêts d’une caste, celle du milieu de la culture en France. L’objectif de ce raz-de-marée d’argumentations bien trompeuses émanant de cette intelligentsia ne consiste plus vraiment à sauver Polański, mais à défendre l’image de marque de ce même milieu. Il s’agît de marteler les esprits en utilisant toutes les armes possibles, toutes les argumentations, et c’est ce qui effectivement révolte à la fois français et polonais : voir ces mêmes pseudo intellectuels non plus défendre une position intellectuelle honnête mais se ranger du côté d’intérêts sectaires, voir communautaires ( milieu du spectacle, de la politique, du cinéma ….).

Ce qui est tristement comique, c’est de les voir tous sortir la même argumentation : celui de qualifier les opposants à Polański de loups, ou de sinistres individus participant à ce qu’ils nomment « la chasse aux sorcières ». Ce dont ils n’ont pas compris, c’est que le peuple, ce que désire le peuple, ce n’est ni plus ni moins une chasse aux sorcières marcarthiste ou encore une exécution sommaire de Polański, mais ce que le peuple souhaite, c’est que la justice soit faite, à l’égard de toute personne, et que des représentants étatiques, comme Mitterrand, ne se permettent pas de se prononcer au nom du peuple français alors que, d’une part, il n’a pas été élu, mais nommé par Monsieur Mallah Sarkozy Nicolas, et d’autre part, son opinion est exactement le contraire de ce que pense le peuple français en question. Par ailleurs, le peuple ne souhaite pas que les soit disant représentants, ou élites , se permettent de le qualifier d’abruti parce que ce dernier refuse de défendre Polański. Effectivement, ces soit disant intellectuels sont en train d’essayer de qualifier l’opposition à Polański de délit. S’opposer à la défense d’un pédophile serait dès lors considéré par ces derniers comme une infraction, ce qui est assez novateur. mip200909cpgrdk

Il y a de cela une petite semaine, nous vous avons promis de démanteler le discours de ces soit disant penseurs et autres intellectuels d’opérette, dont la place est bien plus proche de celle de la marionnette dans l’émission des Guignols de l’Info plutôt qu’en tant que « critique politique, juridique ou sociale ». La première de ces marionnettes participant au « Grand Bal de la Bouffonnerie en Défense à Polański », dont on va discréditer le discours, se nomme Bernard Henri Lévy. Les autres penseurs viendront par la suite ( on vous promet d’autres surprises, comme Pierre André Taguieff qui raconte plein d’absurdités, ou encore comment l’article de Ian Buruma n’est qu’un sinistre torchon, ainsi que d’autres exclusivité du même acabit …. ) mip200909cpgrdk

Quelle est dont la plaidoirie de Maître Bernard-Henri Lévy à l’égard de l’accusé , c’est à dire le cinéaste Roman Polański ?

Celui-ci commence sa note en précisant qu’abuser d’une fille de 13 ans est un crime grave. C’est assez ironique, comme s’il cherchait à se défendre lui même vis à vis des commentateurs contradictoires, et vise à leur dire : « moi, Lévy Bernard, je dis que ce qu’il a fait ce n’est pas bien ». Effectivement, ce qu’a fait Polański n’est pas bien, il a abusé de la jeune fille de 13 ans, mais il l’a surtout violée, parce que l’administration de drogues, de médicaments, l’usage de l’alcool, de l’intimidation, constituent des processus visant à obtenir l’accord forcé d’une personne par voie dolosive et violente. Il ne s’agît pas non plus du « copain dépuceleur » comme l’a écrit à travers ses pitoyables tirades Pierre-André Taguieff.

Par la suite, Bernard Lévy explique aussi qu’être un artiste n’est pas une circonstance atténuante, et ce quelque puisse être le crime commis. C’est un progrès fait par l’auteur, mais le recul pris par Bernard Lévy ne vise qu’à prendre plus d’élan dans la pathétique défense de Polański Effectivement, après cette courte introduction, Bernard Lévy se lâche « et vu le vent de folie qui est en train de souffler sur les esprits, il convient aussi de rappeler les évidences suivantes » . Les esprits, ce sont ceux des gens opposés à la défense et au soutien à Polański. Cela signifie que vous , les esprits partis en rébellion contre son endoctrinement , vous devez immédiatement revenir immédiatement à son point de référence, à sa ligne de combat, et vous devez cesser de lui faire perdre son temps et son énergie en essayant de vous opposer à Polański. Ce genre de message consiste à dire qu’il serait peut être temps, suivant Lévy Bernard, de cesser de qualifier Polański pour ce qu’il est vraiment, c’est à dire un pédophile. » . Cette formule est tout bonnement géniale : « Polański, ce qu’il a fait, ce n’est pas bien, mais vous , mettez la en veilleuse ». C’est tout de même assez ironique qu’un intellectuel puisse nous ordonner d’arrêter de réfléchir. Next … ! Tailladons dorénavant les arguments de Bernard Lévy. mip200909cpgrdk

Bernard Levy nous parle de la condamnation pour détournement de mineur (illegal sexual intercourse), crime dont a été reconnu coupable Polański. Il nous explique que ce n’est pas un crime contre l’humanité, et qu’on a nul besoin de jouer au vengeur masqué contre ce dernier. Toutefois, Polański a été incarcéré plusieurs jours en prison, non pas pour l’accusation de détournement de mineur, mais parce qu’il devait subir des examens psychologiques, qui se sont révélés positifs, attestant du fait que Roman Polański a bel et bien violé la jeune fille. C’est pour cela qu’il devait retourner devant les tribunaux, et qu’il a préféré prendre la fuite vers la France pour ne pas être poursuivi pour le viol commis sur la jeune fille de 13 ans. Et oui, l’hypocrisie de Lévy Bernard mise à jour : il fait semblant d’ignorer l’accusation pour viol, différente de celle de détournement de mineur, ou s’il ne fait pas semblant, c’est qu’il est vraiment le plus parfait des crétins et qu’on peut se permettre de douter de ses capacités de « penseur ». Quand bien même Polański a commis un viol, il n ’y a nul vengeur masqué, il y a juste deux peuples, l’un français, l’autre polonais, qui réclament que justice soit faite, et que leurs représentants n’interviennent pas sous prétexte qu’ils veulent défendre un cinéaste.

Ensuite, Bernard Lévy écrit « Et vouloir tout mélanger, essayer de nous faire croire qu’un viol serait un crime de même nature » … mais personne n’a rien mélangé, du moins, pas du côté opposé à Polański Par contre, vu que la défense des défendeurs de la cause Polański est plus que lamentable et faible, il est plus qu’évident que ces mêmes défendeurs ont l’art d’utiliser la confusion dans les esprits. C’est bien Lévy Bernard qui semble confondre ce dont Polański a été condamné, et tout ce dont il a été accusé. Ce n’est pas du tout la même chose. Il a été condamné pour détournement de mineur, mais devait être condamné pour viol sur mineur suite à l’accusation qui a été prouvée. mip200909cpgrdk

Bernard Lévy explique qu’on mélangerait le viol de la mineure avec le meurtre de l’ancienne épouse de Polański, Sharon Tate. Sincèrement, à travers l’affaire de ce viol, on se fiche complètement que Sharon Tate se soit faite éventrée, ce crime n’en justifie pas un autre, et ne constitue pas des circonstances atténuantes. Dans la même ligne de défense, pourquoi ne pas déballer tous les malheurs familiaux de Polański pour tenter de justifier ce viol ? Pourquoi ne chercherait on pas à instrumentaliser les malheurs familiaux de Roman Polański pour essayer de justifier les crimes commis par ce dernier ? C’est une technique intellectuellement perverse, mais qui ne défend pas la vérité, et qui reste profondément malhonnête. Et lorsque nous lisons « c’est une insulte au bon sens, une atteinte à la raison, la porte ouverte à toutes les confusions » , ce Lévy Bernard vient exactement de qualifier sa propre argumentation. C’est incroyablement ironique, son discours est hors de sens, hors de toute raison, il promeut toute confusion, et le comble, c’est que ce même discours projette ses propres défauts sur ses contradicteurs.

Nous lisons , « On a là des défenseurs des droits des victimes qui savent mieux que la victime ce qu’elle veut et ce qu’elle ressent. » , Ce Lévy Bernard ne semble rien connaître à la procédure pénale. La procédure pénale vise à condamner un acte, c’est l’État qui agit, l’État peut agir sans victime. En ce qui concerne les réparations, cela se joue au niveau du civil. La procédure pénale vise à remplir l’un des rôles fondamentaux, piliers de toute règle de droit : une règle de droit n’est valable que s’il existe une peine applicable. Le rôle du droit pénal, c’est d’expliquer ces peines, celui de la procédure pénale, est de faire appliquer les peines, donc, punir des faits illicites, des infractions, qu’elles soient classées en crimes ou délits. Quand bien même la victime aurait pardonné à Polański, les États Unis d’Amérique étant une démocratie occidentale et un État de Droit, Polański doit rendre des comptes à l’égard de l’État de Droit de ce pays. Enfin, même si la victime aurait, apparemment, pardonné entièrement son agresseur, le pardon n’équivaut jamais la réparation. Quand on demande pardon, on s’excuse, mais les excuses ne constituent pas la réparation du dommage. Vouloir empêcher cette procédure pénale, c’est refuser aux USA le droit de faire fonctionner leur appareil d’État de droit. Pour celles et ceux à qui cette notion d’État de Droit serait encore inconnue, sachez qu’il s’agît de l’autorité de l’État par laquelle celui-ci protège ses citoyens, soit préventivement, soit judiciairement. Le procès qui attend Polański aux USA représente la défense du peuple américain et de ses jeunes face à des attaques pédophiles comme cela s’est produit entre Polański et Samantha Geimer. Enfin, il n’est pas inutile de préciser que Samantha Geimer avait du fuir sa ville d’enfance à cause de l’affaire Polański, et qu’en raison des nombreuses pressions qu’elle a reçues, elle est encore contrainte par la force de demander à ce qu’il n’y est pas de procès, de peur de subir les représailles de l’entourage de Polański. Que voulez vous, le peuple n’est pas dupe. mip200909cpgrdk

Voici la formulation de Lévy Bernard, dans la plus pure des fantaisies, tel un plaidoyer éloquent mais vide de sens : « arrêter aujourd’hui un homme dont on a conclu, jadis, au terme de quarante-deux jours de prison, qu’il n’était pas un pédophile, le traquer comme un terroriste, l’extrader comme un ancien nazi, est peut-être conforme à la loi, mais certainement pas à la justice. » . Dorénavant, allez vous voir Lévy Bernard comme un penseur, ou comme un propagandiste ? Il suffit d’examiner les fortes doses d’imbécilités dans cette phrase pour s’en rendre compte. Lévy Bernard ne connaît visiblement pas cette affaire. Polański devait être jugé pour viol, et ce après un accord qui n’a jamais compris 42 jours d’incarcération mais 90 jours d’emprisonnement et d’examens psychologiques. Si pendant 30 années il a essayé de fuir ses responsabilités, il n’a jamais été traité comme un terroriste, il est resté un cinéaste, de talent pour certains, mais il reste un pédophile. Il n’a pas encore été extradé, et encore moins comme un ancien nazi, tout cela se fait et s’est fait légalement, et non pas sous l’intervention des services secrets d’un État belliqueux. « Peut être conforme à la loi »  : pour l’instant, celui qui ne s’est pas conformé à ses obligations légales s’appelle Polański. « Mais certainement pas à la justice. »  : mais si , conformément à la justice, non pas la votre qui est aveugle et qui défend des intérêts communautaires, mais celle du droit occidental, issu d’une longue et glorieuse tradition européenne.

Voici que le soit disant penseur nous évoque la célébrité de Roman Polański. Celui-ci nous explique que Polański aurait été arrêté en raison de l’existence de sa célébrité . L’auteur prétend ainsi nous faire croire qu’en l’absence de célébrité, il n’aurait pas été arrêté. En vertu de quels fondements ? Il y a en a aucun. C’est même plutôt l’effet inverse qui a pu être constaté auprès de toute personne : Polański a été défendu en raison de sa célébrité, s’il avait été l’individu lambda, il n’aurait jamais reçu tout le soutien de la classe sociale des artistes français. Pour Lévy Bernard, le dossier aurait été enterré, classé sans suite, et ce depuis des années. L’auteur nous affirme tout simplement par la présente déclaration qu’il ne connaît rien au système judiciaire américain. Enfin, cela ne l’empêche pas d’avoir la prétention d’affirmer que le dit système en question ne respecte pas les droits de l’homme, comme si la France n’avait pas été un très mauvais élève au regard de la Cour Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme. Le bonhomme pourrait fort bien paraître convaincant pour qui ne dispose pas d’un minimum de pré-requis juridiques, mais passe pour une véritable serpillère culturelle lorsqu’on examine d’un peu près son discours. mip200909cpgrdk

En raison de la soit disante chasse aux sorcières qu’on essaie tant bien que mal de nous placarder au visage, voici Sieur Lévy Bernard ( depuis le début nous disons Sieur Lévy Bernard, le sigle BH Lévy pouvant évoquer une formule qui ne joue pas en l’honneur d’une personne, non pas qu’elle ose défendre, mais qui persiste de manière malhonnête à vouloir défendre un violeur de gosse ) qui nous abreuve d’une nouvelle accusation : Polański serait un symbole où la simple comparution contribuerait à créer un grand bordel sur la scène politique. Effectivement, il y eu une grande anarchie, et sur cette même scène, des marionnettes politiques comme Frédérique Mitterrand ou encore certains intellectuels peu scrupuleux, ont essayé d’entraîner à la dérive ce qui ne devait être qu’une simple affaire en une pièce des plus burlesques, et où les représentants et personnes en responsabilité ont commencé à justifier l’injustifiable aux yeux des citoyens français. Face au spectacle auquel ces représentants se sont livrés, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux mêmes si le peuple fut contraint d’être juge de leurs agissements.

Lévy Bernard a tout de même une agrégation de philosophie, la rhétorique, c’est pour dire qu’il la maîtrise, et coup de baguette magique, voici que la dénonciation des prises de positions immorales des politiques et des pseudos-élites nous qualifie ce mécontentement de justice populaire. D’après ces derniers, ils seraient les penseurs, les bloggeurs, les commentateurs, ne seraient rien d’autre que des gueux incapables de faire le discernement à travers l’affaire Polański et ce suivant leurs propres directives et règlements de la pensée. Pourtant, à travers les nombreuses interventions télévisées, notamment dans les émissions du raciste et polonophe Laurent Ruquier, à force de jouer avec le populisme, les grandes formules et les grands sentiments, il ne faut pas qu’il s’étonne si le peuple est suffisamment susceptible de faire preuve d’une appréhension suffisante pour comprendre que sur le fond son argumentation et sa crédibilité sont profondément vides de tout sens. Certes, il est évident que Lévy Bernard semble disposer d’une certaine notoriété, mais lorsqu’il en fait usage pour défendre une cause d’une manière très peu habile d’un point de vue de l’honnêteté intellectuelle, il ne faut pas être choqué s’il tombe de haut. Sa récente réponse, note justificative, n’est là que pour attester qu’il essaie de se rattraper aux branches, alors que tout s’est effondré autour de lui. mip200909cpgrdk

Comme la misère intellectuelle ne lui suffit pas, Bernard Lévy créée un échelle des pédophiles, de la même manière qu’on construirait une échelle des tremblements sismiques. Dans la moindre mesure où, il faut le reconnaître, Polański n’a pas été un meurtrier comme Dutroux, et qu’il serait moins puissant que l’étalon Silvio Berlusconi, finalement, Polański n’aurait été rien d’autre qu’un petit joueur moins talentueux, et on devrait lui reconnaître ces quelques défauts en vue de clôturer l’affaire par un non lieu. Certes, on peut reprendre la même échelle de grandeur, on peut même lui trouver un nom, l’échelle Bernard-Henri Lévy de la pédophilie, et si on suit cet exemple, dans le même ordre de grandeur de raisonnement macabre, Polański n’a pas tué comme Dutroux, mais Silvio Berlusconi n’a ni violé ni drogué ni alcoolisé ni intimidé une môme de 13 ans. Peut être qu’à travers certaines coutumes ancestrales moyen ageuses et débiles, l’âge adulte serait de 13 ans, mais dans les démocraties occidentales, il est généralement de 18 ans, voir même plus.

Pour ce même Lévy Bernard, nous ne serions que de singuliers moralistes à se repasser en boucle les détails de cette affaire .. sans chercher à se poser la question s’il ne faisait que répéter les arguments déjà émis maintes fois par la partie des défendeurs de Roman Polański , mais rédigés différemment. Il n’a fait que se limiter à changer la forme, les arguments et le raisonnement restent identiques, il nous envoie du réchauffé, qu’il pimente de formules mesquines et assaisonne d’une rancœur contre celles et ceux qui s’opposent officiellement et publiquement au cinéaste.

Tout ce beau discours était très joli, mis à part qu’il se conclut par de jolies métaphores qui traduisent un discours très dangereux en ce qui concerne l’exercice de la liberté d’expression. Que les arguments du Sieur Lévy Bernard ne soientt pas crédibles, cela ne pose en soit et pour soit aucune difficulté à en apporter la démonstration, toutefois il y a des déclarations qui cachent à la fois une volonté anti-démocratique ainsi qu’une grave accusation diffamatoire. mip200909cpgrdk

Le premier exemple, Sieur Lévy Bernard nous explique que le mécontentement populaire ( principalement dû au fait que le gouvernement français a considéré ses citoyens comme une bande d’idiots ), résumé en un lynchage médiatique, suivant l’expression du Sieur en question, constituerait un trouble à l’ordre public plus important que le maintien en liberté du violeur d’enfant Roman Polański C’est tout bonnement génial d’un point de vue propagandiste. On tire notre chapeau, Maître Lévy Bernard, devient un spécialiste dans le lavage de cerveau.

L’affaire n’est pas si lointaine. Quand l’affaire est arrivée, un certain dimanche d’il y a un peu plus une semaine, il n’y eu aucun lynchage. Les médias ont fait part d’un scoop, le scoop venait surtout du fait que personne ne connaissait le passé pédophile, « éventuellement camouflé ? » , de Roman Polański. Le super réalisateur, dont on nous vante les super films, ( parce qu’on y croit tous à mort , et on affirme sincèrement qu’on croit tous à mort que Roman Polański a fait de méga ultra super bons films), a fait quelque chose d’horrible. Bien, à ce moment là, il n’y avait que le scoop, mais aucun mécontentement. Le bordel est arrivé dans un pays qui est passé maître pour se mettre tel un coq de basse cour hurlant les pieds dans le fumier, c’est à dire la France. Il n’y a qu’en France où l’ensemble de la classe politique et de la caste cinématographique a crié au scandale vis à vis de cette arrestation. Cela a étonné la presse étrangère, déjà habituée à des fresques similaires en provenance du pays aux 36000 fromages des campagnes et des montagnes, mais il y eu aussi le peuple français qui n’a pas suivi l’élite politique et artistique dans son délire. S’il est bien vrai que les internautes et les bloggeurs ne vont pas travailler de jolies argumentations et discours solides et riches de connaissances, l’essentiel du bon sens était là, et là le bon sens primait, parce que des fois le bon sens prime sur ce qu’on appelle les failles ou la misère de certains intellectuels d’opérette, surtout quand ces derniers, les intellectuels en question, sont plus emportés dans leurs sentiments que par la raison. Alors il est vrai que cette affaire eu pris un caractère plus ou moins vindicatif, mais le mécontentement populaire n’est pas venu de l’arrestation de Polański, mais de la responsabilité des politiques et artistes qui ont essayé de prendre le dit peuple pour un abruti.

Quand le Sieur Lévy Bernard nous annonce que l’expression du mécontentement populaire constitue un trouble à l’ordre public, il fixe lui même les limites de la liberté d’expression, ce qui est très grave. Il tend à vouloir qualifier de délit le fait de s’opposer aux dérives de certains discours politiques, ce qui est à la base anti démocratique. Par ailleurs, ce mécontentement ne s’est réalisé qu’à travers internet, les gens se sont manifestés à travers le réseau numérique, non pas dans la rue. Ce genre de discours, venant de la part de Lévy Bernard, constitue une forme de matraquage de la pensée, et ceci au sein d’un État de droit comme l’est notre chère République Française, et constitue en vertu de plus de 200 années de traditions républicaines, une entorse très grave. Il faut parfois savoir déchiffrer les discours de certains « penseurs ». Les français ne sont pas des idiots, et on ne les manipule pas comme des pions. mip200909cpgrdk

La seconde partie consiste à insulter le dit peuple de ménagères. Ici, le peuple est considéré comme une simple serpillière, de bas étage, ce qui illustre bien la mentalité du personnage, puisque d’emblée il se situe de lui-même comme au-dessus de tous. Il qualifie le dit peuple d’une telle manière, l’accusant par ailleurs de vouloir procéder comme au temps de la Révolution Française et vouloir passer Polański à la guillotine. Cette sinistre réalité est tout autre : en voulant prendre le peuple pour un imbécile, celui-ci a exprimé son mécontentement et a indirectement exprimé une position plus radicale à l’égard de Polański Cette façon dont le peuple eu de s’exprimer à l’égard de Polański ne signifiait rien d’autre que la profonde destitution effective mais non constitutionnelle, temporaire et non définitive, des pouvoirs de représentation du gouvernement français à travers cette affaire.

La note finale se conclut par un compromis tout aussi risible qu’hypocrite. Soit les accusateurs devaient déjà dénoncer Polański avant la remise des oscars, soient les accusateurs ne sont qu’une bande d’hypocrites assoiffés de reconnaissance et de gloire..... Combien d’accusateurs connaissaient l’affaire avant le scoop ? Pas plus de 90% du peuple français, c’est pour cela que l’arrestation a fait un buzz, car cette affaire avait plus ou moins été camouflée et oubliée. Par ailleurs, dès lors qu’apparaissait un scandale sur fond d’abus sexuels du réalisateur, le cinéaste n’hésitait pas à foudroyer les journalistes en diffamation devant les tribunaux. Parmi les scoops, combien ont été réalisés à partir des documents américains originaux le jour même ? Aucun, sauf au niveau du Magazine International Polonais, qui a été le premier magazine cité comme référence traitant l’affaire au détail. Le scandale est venu avec l’intervention maladroite de Mitterrand, de sa pétition injustifiée à l’égard du soutien envers Polański et surtout pour avoir dit qu’en France il ne saurait y avoir de culture si on ne défendait pas un cinéaste pédophile. Maintenant, cette déclaration est en train de remettre en cause le poste de l’actuel ministre de la culture, et de diviser la classe politique française. mip200909cpgrdk

De quelle gloire osez vous parler ? Quelle gloire recherche donc le peuple si ce n’est s’opposer à ce qu’on le prenne ouvertement pour un abruti ? Quelle gloire recherchent donc les bloggeurs, les internautes commentateurs ? De quoi voulez vous accuser le peuple ? Le peuple n’est pas d’accord avec vous, vous n’êtes pas d’accord avec le peuple, mais cessez de le prendre en otage ! Par contre, gloire, vous avez dit le mot gloire, souhaiteriez quelques développements ? La promotion canapé au sein du milieu artistique est loin d’être une fiction, signer une pétition, quelque puisse être le contenu, cela peut aussi aider à travers une carrière. Enfin, une pétition signée par des artistes n’a aucune valeur, les artistes ne sont pas des représentants du peuple, ils sont là pour la scène, pour faire passer des émotions ; et non des réflexions philosophiques, entre l’art de l’Agora et celui de la Sophia, le fossé est assez bien délimité entre les deux disciplines. Votre note n’était rien d’autre qu’une rhétorique artistique, faisant preuve d’une grande dose d’émotivité, mais présentant absolument rien de constructif.

Signez la pétition contre le soutien à Roman Polański :
http://swietapolska.com/news/swpolska3225.html

Autres articles sur l’affaire de l’arrestation Polański :
Arrestation de Roman Polański pour pédophilie et viol sur mineure.
Obama a le pouvoir de pardonner à Roman Polański
Les polonais sont révoltés contre le soutien apporté au pédophile Roman Polański

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